À retenir
- La méthode du plein à plein : litres du second plein divisés par les kilomètres parcourus, multipliés par 100.
- Remplissez jusqu'au premier déclenchement du pistolet, et faites la moyenne sur deux ou trois pleins.
- L'ordinateur de bord estime la consommation à partir des injecteurs et affiche souvent un peu moins que la réalité.
- Le coût d'un trajet : distance, consommation réelle et prix du litre, plus les péages.
- En covoiturage, le partage des frais ne doit pas rapporter de bénéfice au conducteur.
- Formule
- L ÷ km × 100
- Pleins pour une moyenne fiable
- 2 à 3
- Remplissage
- 1er déclic
- Outils
- 2 calculs
La consommation annoncée par le constructeur et celle affichée par l'ordinateur de bord ne disent pas ce que votre voiture consomme vraiment, avec votre façon de conduire et vos trajets. Pour le savoir, une seule méthode fait référence : celle du plein à plein. Elle demande deux passages à la pompe et une minute de calcul, que l'outil ci-dessous fait pour vous. Le second outil s'en sert pour chiffrer le coût d'un trajet, péages compris, et le partager entre passagers.
La méthode du plein à plein
Le principe est simple : on remplit le réservoir à ras, on roule, puis on remplit à nouveau à ras. Les litres du second plein correspondent exactement à ce que la voiture a brûlé entre les deux. Il suffit de les rapporter aux kilomètres parcourus.
- Faites le plein jusqu'au premier déclenchement automatique du pistolet, sans rajouter de petites giclées ensuite.
- Remettez à zéro le compteur journalier, ou notez le kilométrage total.
- Roulez normalement, au moins jusqu'à la moitié du réservoir. Plus la distance est longue, plus le résultat est précis.
- Refaites le plein, si possible à la même station et à la même pompe, jusqu'au premier déclenchement.
- Notez les litres affichés sur la pompe ou le ticket et les kilomètres du compteur journalier, puis entrez-les dans l'outil.
La formule est : litres divisés par kilomètres, multipliés par 100. Avec 38,6 litres pour 612 kilomètres, on obtient 6,3 litres aux 100 kilomètres.
Gardez vos tickets
Photographiez le ticket et le compteur à chaque plein pendant un mois. Sur trois ou quatre pleins, les petites différences de remplissage se compensent et vous obtenez votre vraie moyenne, été comme hiver.
Pourquoi l'ordinateur de bord se trompe
L'ordinateur de bord ne mesure pas le carburant qui sort du réservoir : il l'estime à partir du temps d'ouverture des injecteurs. Selon les voitures, il affiche souvent un chiffre un peu plus flatteur que la réalité, de quelques pour cent, parfois davantage. L'écart varie d'un modèle à l'autre, mais il reste assez stable sur une même voiture : une fois connu, on peut corriger mentalement ce qu'affiche le tableau de bord. C'est ce que calcule la seconde ligne de l'outil.
La consommation officielle, elle, vient du cycle d'homologation WLTP, mesuré sur banc dans des conditions normalisées. Elle sert à comparer les voitures entre elles, pas à prévoir votre budget. Les trajets courts moteur froid, la ville, l'autoroute à 130 km/h, la climatisation, le froid et la charge font tous monter la consommation au-dessus de la valeur officielle.
| Situation | Effet sur la consommation |
|---|---|
| Trajets de moins de 5 km, moteur froid | Forte hausse : le moteur n'atteint pas sa température |
| Autoroute à 130 km/h au lieu de 110 | Hausse nette : la résistance de l'air croît avec le carré de la vitesse |
| Coffre de toit, galerie, vélos sur le toit | Hausse marquée, même vide |
| Pneus sous-gonflés | Hausse légère mais permanente |
| Hiver, chauffage et dégivrage | Hausse sur les petits trajets |
Quand la consommation grimpe sans raison
L'intérêt de mesurer régulièrement, c'est de repérer une dérive. Si, pour les mêmes trajets et à la même saison, votre moyenne prend un demi-litre ou un litre de plus d'un mois à l'autre, la voiture vous signale quelque chose. Les causes se vérifient du plus simple au plus coûteux.
- La pression des pneus : un contrôle à froid à la station prend deux minutes et règle souvent la question.
- Un frein qui frotte : une jante nettement plus chaude que les autres après un trajet, ou une odeur de chaud, oriente vers un étrier grippé.
- Le filtre à air colmaté et des bougies usées sur un moteur essence.
- Un défaut d'injection ou de capteur, souvent accompagné du voyant moteur ou d'une fumée noire à l'accélération.
- Sur un diesel, une vanne EGR encrassée ou un filtre à particules qui se régénère trop souvent, signe de trajets trop courts.
À l'inverse, une hausse en hiver est normale : le moteur met plus de temps à chauffer, le chauffage et le dégivrage tirent sur l'alternateur, et le carburant d'hiver contient un peu moins d'énergie. Notre guide de l'éco-conduite détaille les gestes qui font baisser la note, quelle que soit la saison.
Le coût d'un trajet
Une fois votre consommation réelle connue, le coût d'un trajet se calcule facilement : distance, consommation et prix du litre, plus les péages. Entrez le prix figurant sur votre dernier ticket, il varie d'une station à l'autre et d'une semaine à l'autre.
Les péages se trouvent sur les simulateurs des sociétés d'autoroute, et notre page sur les péages d'autoroute explique comment les réduire. Pour une voiture électrique, le même raisonnement vaut avec des kilowattheures : consommation en kWh aux 100 km multipliée par le prix du kWh, très différent selon qu'on recharge à la maison ou sur une borne rapide. Notre guide du coût de la recharge donne les ordres de grandeur.
Partager les frais sans faire de bénéfice
En covoiturage entre particuliers, la règle est le partage des frais : les passagers peuvent participer au carburant et aux péages, mais le conducteur ne doit pas en tirer de bénéfice. Au-delà, l'activité devient du transport de personnes, avec d'autres obligations et un risque avec l'assurance. Le calcul par personne de l'outil compte le conducteur parmi les personnes qui paient, ce qui respecte cette logique.
Pour un usage professionnel de la voiture personnelle, ce ne sont pas ces frais réels qui servent de base, mais le barème kilométrique publié chaque année par l'administration fiscale. Il tient compte de la puissance fiscale, en case P.6 de la carte grise, et intègre l'usure et l'assurance en plus du carburant.
Questions fréquentes
Faites le plein à ras, remettez le compteur journalier à zéro, roulez, puis refaites le plein à ras. Divisez les litres du second plein par les kilomètres parcourus et multipliez par 100.
Il donne un ordre de grandeur, mais il estime la consommation au lieu de la mesurer. L'écart avec la réalité est souvent de quelques pour cent, dans le sens flatteur. Comparez-le une fois à la méthode du plein pour connaître celui de votre voiture.
Additionnez carburant et péages et divisez par le nombre de personnes à bord, conducteur compris. Le conducteur ne doit pas réaliser de bénéfice.
Sources
- Ademe, consommation des véhicules et éco-conduite, https://www.ademe.fr
- Ministère de la Transition écologique, prix des carburants, https://www.prix-carburants.gouv.fr
